07/04/2009

Astrit Leka - 70 ans d’engagement pour la liberté, les droits de l’homme et la démocratie (2 ème partie)

P1000111.JPG

Et les projets de Astrit Leka ? il en a plein ses tiroirs. Le dernier en date est ce projet du mémorial de Borshi-Saranda-Albanie, qui retracera 500 ans de résistance consacrée à tous les martyres, hommes et femmes qui se sont sacrifiés au nom de la liberté et de l’indépendance. Pour rappeler que les  Albanais de partout quelques fois sont considérés et associés à la criminalité et qu’ils peuvent être fiers de leur histoire et se construire autour de références identitaires fortes, Skanderberg est l’un d’eux d’où le tollé. Respectons leurs héros, leurs mythes, ils font office de rassembleurs d’un pays et d’un peuple déchiré.

 

 

 

 

P1000103.JPG

Aux côtés de Astrit Leka, il y a la fidèle compagne de vie et de lutte Emine, dont le nom signifie fidèle. Elle l’a été aussi dans la lutte. Avant que   son mari ne soit déclaré « ennemi du  peuple » en 1967, diplômée  de deux facultés, chose rare en Albanie pour une femme, on l’avait engagée dans les recherches scientifiques, hématologie,  etc. Elle travaillait bien . Un documentaire scientifique  a été tourné sur  son activité. Le régime communiste lui a imposé de divorcer de son mari selon la morale communiste, parce que son mari,  Astrit Leka,  était considéré  comme un « ennemi du peuple. Elle ne s’est pas soumise. Elle a dû renoncer à  sa carrière scientifique pour le restant de  ses jours. On l’a condamnée à travailler dans des porcheries et ailleurs durant 23 ans jusqu’au moment où elle est venue en Suisse à l’âge de la  retraite. En Suisse , elle a été le bras droit de son mari dans toutes ses activités surtout pour accueillir tant d’ invités  illustres  et d'autres , selon les règles de l'hospitalité,   venus du monde entier,  reçus  dans cette modeste habitation des Pâquis,  à  Genève.

Un ministre du Gouvernement de Rugova du u Kosovo, un fin connaisseur du monde albanais qui a collaboré avec la famille Leka durant  les périodes les plus difficiles en lien avec la cause de la libération du Kosovo a écrit dans ses mémoires : "Je dois dire qu’un grand mérite dans les résultats de la grande activité  de Monsieur Astrit Leka revient aussi à la  bonté et à l’humanité de sa femme Emine Leka qui est une des femmes  albanaises les plus honorées que j’ai connue."

13:57 Publié dans Genève | Tags : borshi-saranda | Lien permanent | Commentaires (0)