28/10/2009

Bureau Citoyen aux Pâquis

DSCN0090.JPGLe Bureau Citoyen sis au Temple des Pâquis, s'inscrit dans le cadre de l’association Espace Solidaire Pâquis et s’est basé en partie sur le modèle londonien des  Citizens Advice Bureau qui fêtent leurs 70 ans.  Nés aussitôt au début de la première guerre mondiale pour
évaluer les besoins de la population confrontée  aux problèmes de rationnement et de logement, ce ne sont pas moins de 200 bureaux qui se sont ouverts dans toute la ville.  Ces bureaux se sont donnés comme tâches d’informer, de conseiller, de soutenir les Londoniens  victimes de la guerre.

Face au succès croissant de cette initiative, les bureaux ont continué à offrir ces  prestations qui se sont avérées  être nécessaire en tout temps pour des publics aux nécessités diverses et dont les besoins ont évolué. Des bénévoles formés et des professionnels confirmés s’activent à fournir toutes les réponses à ceux et celles qui se trouvent confrontés à des difficultés momentanées ou de plus longue durée.
Logement, abris d’urgence, sanitaires, soins, aide  à remplir les formulaires administratifs compliqués pour les nouveaux migrants, recherche d’emploi, de formation. Ces Citizen Advice Bureau offrent une palette très large d’information et d’aides et représentent dès lors  un exemple intéressant d’action citoyenne proposée aux citoyens dont Genève peut tirer bénéfice et l’adapter par conséquent. 

Ainsi adapté aux besoins spécifiques du quartier des Pâquis, le Bureau Citoyen est une organisation apprenante qui s’est donné pour mission d’offrir un éventail très large de prestations et  qui consistent surtout à fournir une écoute active, des informations claires, un accompagnement ciblé et bien souvent rediriger vers des organismes susceptibles de répondre à la requête du moment.

Contexte :

« Au cœur de Genève, le quartier des Pâquis, situé  entre le lac et la gare  est souvent un passage obligé, d’accès facile pour quiconque doit séjourner à Genève, il  a toujours été un quartier populaire et animé connu pour sa vie nocturne »
Depuis le début du siècle dernier, le quartier des Pâquis était connu déjà pour être un quartier chaud où avoisinaient petits commerces et lieux de plaisir, qui vit se multiplier au fil des ans bistrots, cabarets, dancing… Mais aussi un bastion des immigrés Valaisans, Vaudois, Fribourgeois puis  Espagnols, Italiens, Portugais et aujourd’hui  Africains, Moyens Orientaux, Asiatiques et autres. Quartier cosmopolite où toutes les races, les couleurs, les cultures y résident.
Plus de 17000 habitants dont 60% d’étrangers, plus de 100  nationalités et 10 000 logements, 500 commerces, c’est aussi l’un quartier où il ya le plus de jeunes et où les étudiants, chômeurs et petits budgets peuvent encore trouver des loyers abordables.

Cependant en  se penchant sur cette diversité, on ne peut être que frappé par la nature très disparate des motivations et des trajectoires et du vécu de ces résidents, hommes, femmes et enfants, ballottés au gré d’une crise politique, d’une guerre ou de la stricte nécessité économique et qui aujourd’hui cumulant les handicaps de langue, de manque de formation, d’instruction et de compétence  peinent devant les difficultés à trouver un emploi, un logement, à communiquer avec l’administration qui travaille  de plus en plus en ligne, à déchiffrer des formulaires, etc.…handicaps qui ont pour effet de les marginaliser davantage.
C’est dans ce contexte qu’intervient le Bureau Citoyen, Ecoute,  Echange, Entraide, Empathie afin  tout simplement de les  sortir de l’isolement.
Peut-être que ces mots ont beaucoup plus que cela en commun ? Le Bureau Citoyen c'est une autre façon de profiter du savoir, des idées, de l'expérience des autres pour aller Ensemble vers une façon de vivre plus Equilibrée.

Objectif global :
Permettre à un maximum d’habitants de pouvoir devenir des acteurs  dans leur quartier et travailler en concertation avec les acteurs locaux pour le mieux vivre ensemble.

Les objectifs spécifiques :
•    Renforcer la solidarité entre habitants, commerçants, institutions et associations.
•    Recadrer les résidents  dans leur environnement (droits et obligations).
•    Redynamiser  l’action citoyenne active.
•    Construire un cadre non institutionnel et  permanent de rapprochement entre pouvoirs locaux et citadins.
•    Consolider les acteurs locaux en leur offrant une base d’adhésion élargie.


Comment ? La gratuité de nos prestations

•    Fournir un espace d’écoute et d’informations utiles, dans un contexte d’accueil, agréable, flexible et permanent.
•    Avoir une bonne compréhension des demandes.
•    Fournir une réponse immédiate qui facilite la démarche.
•    Redonner une voix à ceux qui n’en ont pas.
•    Partager des savoirs et des expériences.
•    Consacrer le temps nécessaire à l’accompagnement.

Le public cible :
Migrants, personnes analphabètes, personnes âgées, jeunes en rupture, personnes sans emploi, ou toute autre personne qui a juste envie de partager un moment agréable avec les autres.

Le citoyen est un être éminement politique qui exprime non pas son intérêt individuel mais l’intérêt général. Cet intérêt général ne se résume pas à la somme des volontés particulières  mais la dépasse. Jean Jacques Rousseau
•    Qui Sommes nous ?
L’Espace solidaire Pâquis est une association laïque, multiculturelle et à but non lucratif, née d’une rencontre entre les bénévoles de l’association évangile et travail, active depuis une dizaine d’années au Temple des Pâquis dans le domaine de la solidarité et des habitants et commerçants et associations du quartier des Pâquis.
Pourquoi ?
Cette rencontre répond à la fois à la nécessité des habitants de se rencontrer, de partager, d’échanger et d’agir et à la volonté de l’église de s’ouvrir aux acteurs impliqués et concernés, en vue d’améliorer le vivre ensemble.
•    Comment ?
Nous n’avons pas la prétention de remettre l’église au milieu du village, mais d’en faire :
•    Un lieu d’écoute
•    Un espace de convivialité
•    Une maison de solidarité
•    Un relais pour le citoyen
•    Un havre de calme et de sérénité

•    Comment ?
•    Favoriser et renforcer les rencontres entre habitants du quartier.
•    Encourager les activités citoyennes et solidaires.
•    Coopérer avec les  associations et institutions actives sur le terrain.


Activités
•    Bureau Citoyen.
•    Atelier de conversation française.
•    Atelier d’informatique.
•    Soutien scolaire français, allemand, mathématique.
•    Atelier de couture et tricot.
•    Mise à disposition de la salle et du jardin pour toute animation, musicale, théâtrale, danse, chorale, conférences et débats.

CONTACTS

Temple des Pâquis
49,rue de Berne
1201 genève
tel:022 734 32 38
E-mail:espaquis@gmail.com
contact: Riadh , Elisabeth


Le Bureau est ouvert tous les jours de 9H30 à 18h

11/10/2009

FLICS OU VOYOUS ?




P1010352.JPG18h – Je gare ma micro voiture dans une micro place :  un coup en avant, un coup en arrière, heureusement que les pare-chocs sont là pour parer aux chocs. Les manoeuvres sont fastidieuses, derrière moi une voiture noire,  deux gars en sortent rapidement, les portières claquent en un bruit sec qui résonne dans la ruelle.  Ils ont les épaules larges, les cheveux courts,  un des deux porte un t-shirt qui laisse apparaître des sacrés biceps, leur démarche retient toute mon attention . On les croirait descendus droit de leur monture après des heures passées à galoper dans le désert mexicain sous un soleil torride:  les jambes légérement écartées, ils glissent rapidement leur flingue sous leur veste,  derrière le dos.
Etonnée, je m’inquiète et m'interroge,   les Pâquis ont des allures de far-west.

Le conducteur du véhicule se gare quelques mètres plus loin, il parle doucement dans un micro . Flics ou voyous ? J’observe l’homme observer. A quelques pas de là, un peu plus tard, à la rue de Berne, une agitation rapide, course-poursuite,  cris des passants, un homme est saisi, couché à terre, il se retrouve menotté les mains derrière le dos,  face contre terre. Le tout n'a duré que quelques minutes. Devant l'homme couché, à hauteur de ses yeux de bête traquée, les pneus d’une BMW blanche plaques italiennes et dont le chauffeur déguerpit aussitôt :  la richesse à deux doigts, si cruellement proche. Cet homme à terre à bouffer l’asphalte n’est plus qu’une allégorie à lui tout seul :  pauvreté, argent facile,drogue.

Je saisis mon appareil et immortalise la scène, cinq photos en tout. Les policiers en civil relèvent l’homme, un d’eux m’a vue les photographier. Il m’interpelle brusquement :  montrez-moi votre téléphone ! je lui montre l’appareil photo. “Effacez-moi ça, tout de suite ou je le prends et le fais moi-même !"  Il me sort son insigne, juste le temps de voir un truc doré un peu genre l'étoile du shérif et brandie rapidement sous mes yeux de myope. Je me résigne, passe une à une les photos et les efface, il les regarde avec moi, finalement on tombe sur les prises de la veille : un cheval ! Peux pas m’en empêcher : vous voyez bien que ce n’est pas vous ! – Montrez-moi les suivantes ! je m’exécute . Le cliché suivant encore un cheval mais ce coup-ci avec un maréchal-ferrant qui le ferre.
Vous avez filmé ? Je lui réponds ne pas savoir filmer avec mon appareil, pas eu le temps de lire le mode d’emploi, vous comprenez.

Bref, à sa demande, je lui montre mon passeport, il inscrit mon nom sur sa main, en toute hâte. Drôle de façon de se présenter, ses yeux bleus d’un bleu intense - acier m’observent quelques secondes : Tiens !  je les aurais bien photographiés ces yeux-là qui furètent et balaient constamment l’espace autour de nous  !  En mon for intérieur : "ce n’est pas le moment d’avoir des inspirations artistiques ou littéraires qui vont m’amener droit au poste."  Entretemps, l’homme menotté est embarqué dans la voiture.

Vous l’avez compris avec moi, ce n’étaient ainsi pas des voyous qui s’apprêtaient à commettre un délit, mais des policiers en service. Il est vrai que la frontière est parfois difficile à identifer dans ces Pâquis où la nuit venue, tous les chats sont gris !

Et pour ceux qui pensent que les Pâquis sont livrés aux dealers et bien détrompez-vous, ce n’est qu’une impression.

09/10/2009

Max Künl - un poète aux Pâquis


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04/10/2009

Soutien à la population du bassin minier de Gafsa

dscn5150.jpgInvitation

L’Union des Tunisiens de Suisse vous invite à assister à la projection du film


Redeyef : le combat de la dignité

 

Ou la révolte de Redeyef et sa répression racontées par des femmes


Film 34 min.


Film réalisé par le Comité National de Soutien à la Population du Bassin Minier


Le jeudi 08 Octobre 2009 à 19H30
.

A la Maison de quartier des Pâquis,

50, rue de Berne, 1201 Genève.


Titre Original : « Leila Khaled, la Tunisienne »
Film réalisé par le Comité National de Soutien à la Population du Bassin Minier (34mn)
Diffusé avec le soutien de :
AMNESTY INTERNATIONAL France – FIDH-OMCT – FTCR - REMDH – CRLDHT (*)
Version française : Omeyya SEDDIK –traduction)- Iyed DAHMANI-FTCR ( sous-titrage)

Depuis le début de la révolte du bassin minier de Gafsa, les femmes y tiennent un rôle de première importance. Elles ont été à l’origine des principales grandes manifestations de masse suite aux premières arrestations. Elles ont conduit des initiatives de résistance de plusieurs formes (occupations, sit-in, manifestations, rassemblements…)  et elles ont été celles qui ont assuré, au quotidien, l’extraordinaire cohésion et la grande solidarité dans la population et au sein des familles permettant au mouvement de se développer et de tenir, malgré tout.
Depuis la grande répression et l’emprisonnement de dizaines d’animateurs du mouvement, ce sont toujours elles qui se battent pour la libération des prisonniers tout en assurant à Redeyef la vie de tous les jours. Aujourd’hui, elles assument le rôle de porte-paroles de leurs maris, frères et fils emprisonnés, mais aussi des populations réduites au silence dans leur localité comme dans toute la région.
Le film « Redeyef : le combat de la dignité » (34’) retrace l’histoire de ces deux dernières années à travers les mots de quelques-unes d’entre elles. Il leur est bien sûr dédié ainsi qu’à toutes celles qui n’ont pu être filmées. Il espère donner le plus grand écho à leur revendication la plus urgente : Libération immédiate de tous les prisonniers du mouvement du bassin minier.
Ce film a été réalisé par le Comité National de Soutien aux Habitants du Bassin minier grâce à de nombreuses solidarités à l’intérieur et à l’extérieur de la Tunisie.
Point de la situation à Redeyef et dans le bassin minier de Gafsa

Dans le sud-ouest de la Tunisie se trouve le gouvernorat de Gafsa (env. 350 000 hab.) du nom de la ville du même nom. La région, semi-désertique et montagneuse, vit principalement de l'industrie minière et des transferts financiers de ses ressortissants émigrés, enfin de production arboricole et d'élevage.

A l'ouest de la région de Gafsa se trouve le bassin minier du phosphate, frontalier de l'Algérie. Omm Laarayes (Moulares), Redeyef, Metlaoui et El-Mdhilla sont des villes qui vivent sous l'empire de la Compagnie des Phosphates de Gafsa (ex Compagnie des phosphates et des chemins de fer de Gafsa) depuis sa création en 1897 sous le protectorat français. Cette compagnie, parmi les plus importantes et les plus riches entreprises coloniales, nationalisée suite à l'accession de la Tunisie à l'indépendance (1956), exploite depuis plus d'un siècle l'un des plus importants gisements mondiaux de phosphate.

La région produit la principale richesse exportée par la Tunisie. Elle continue d'être l'une des régions les plus pauvres du pays et connaît un degré important de pollution des sols et des ressources hydrauliques due à l'exploitation minière. Elle présente un taux très élevé de chômage (plus du double de la moyenne nationale) en raison de l'extrême faiblesse de l'investissement local et de la restructuration de la production minière qui a très fortement réduit le nombre d'employés de la Compagnie et multiplié les formes d'emploi précaires et sous-payés.

En janvier 2008 une révolte secoue la région. Partie d’une protestation contre la corruption et contre une politique de l’emploi injuste, elle s’est renforcée en acquérant un consensus populaire très large. Cette révolte est devenue le mouvement social le plus durable, le plus fort —bien que circonscrit à la région—, et le plus mûr quant à ses revendications et ses formes de lutte qu’ait connu l’histoire récente de la Tunisie ; la ville de Redeyef en a été le centre. Y a été posée la question de l’emploi, celle de la répartition sociale et géographique des richesses, de la cherté de la vie, de la corruption, de l’exploitation des matières premières et de l’environnement.

Le pouvoir y a répondu par une répression sauvage qui a fait plusieurs morts, des dizaines de détenus d’opinion, des familles brutalisées et humiliées par un appareil policier implacable, accompagnée parfois du saccage de leurs biens en représailles…

L’escalade de la violence d’Etat s’est manifestée par l’utilisation de balles réelles contre les protestataires, par la multiplication des enlèvements de jeunes ainsi que par des ratissages militaires des montagnes environnantes afin de retrouver les fugitifs. Enfin, les autorités ont décidé d'arrêter les figures représentant le mouvement pour la ville de Redeyef. Ils ont été accusé de délits et crimes extrêmement graves et condamnés à des peines allant jusqu’à huit ans fermes à l’issue de mascarades judiciaire dénoncées par tous les observateurs, juristes et organisations de défense des droits humains.

Aujourd’hui, les syndicalistes, les chômeurs, les enseignants et étudiants emprisonnés sont toujours soumis à des conditions de détention inhumaines et sont dispersés dans toutes les prisons du pays. La ville de Redeyef est toujours soumise à un isolement et à un quadrillage policier impressionnant. Elle est en même temps punie par un ostracisme et un délaissement de la part des pouvoirs publics concernant notamment le développement des infrastructures et des services sociaux et de santé. A l’aube du 23 septembre dernier, des pluies torrentielles, particulièrement dévastatrices à Redeyef,  ont causé l’écroulement de dizaines de maisons et la mort de vingt-et-une personnes selon les chiffres officiels. De nombreux syndicalistes et acteurs de la société civile font campagne pendant ce temps, aux côtés des familles, pour la libération des prisonniers.




Solidarité avec les populations du Redeyef et du bassin minier


Libération immédiate de tous les prisonniers

Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives –FTCR
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’homme en Tunisie- CRLDHT

 

L'auteure du blog dont le père Lazhar Chraïti a aussi été mineur à Gafsa soutient personnellement cette action  -

Djemâa Chraïti

21:04 Publié dans Solidarité | Tags : gafsa, redeyef | Lien permanent | Commentaires (0)

22/08/2009

Ah ! Les Bains des Pâquis



P1010175.JPGDécidément, même en se prélassant on finit toujours par être passionné par toute cette joyeuse agitation, et lorsqu’on a les oreilles qui traînent un tant soit peu, les propos sont croustillants.

Côté restaurant Abou Ben Pâquis,  c'est ainsi qu'il se présente,  pose content avec ce magnifique T-Shirt- No fatigue- No Stress = SENEGAL. Il débarrasse les tables et met en joie les clients.

Côté Hammam - ça chauffe. Une cliente d'origine iranienne et ne parlant que l'allemand ressort furibarde du hammam. Elle est en grande conversation avec un des responsables des Bains, son maillot trempé lui colle au corps ainsi que son legging. Elle exige le nom du patron pour porter plainte à la police et maintient qu'on a voulu qu'elle soit nue dans le hammam. Le responsable lui explique patiemment : " Non !  pas nue, mais pas avec vos habits que vous portiez à l'extérieur et ce pour des questions d'hygiène."  La situation devient rude comme un gant de crin et glissante comme du savon d'Alep, le responsable se résoud à prendre une technique très courante chez les animaux : faire le mort et se tapir au fond d'un silence résigné.  Je lui glisse un peu narquoise : "arrangez vous pour qu'on ait pas après les Libyens et les Saoudiens, les Iraniens sur le dos ."  Et j'imagine la police genevoise gérer une affaire de hammam, étudier savamment les traditions vestimentaires au milieu des vapeurs d'eau : en string, en culotte, nue ou entièrement voilée ?

 

 

 

 

 

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Robi dit Tarzan d'origine érythréenne fête sa dernière sortie de célibataire, ses potes lui ont imposé cet accoutrement et remplissent la cagnotte pour son mariage fixé dans deux semaines.

Vive les mariés !

 

 

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Le marteau et la faucille comme tatouage sur le dos avec pour inscription MRPP -mouvement pour la réorganisation du parti du prolétariat. En attendant, la révolution se déroule dans la file d'attente pour commander un café !

 

 

 

 

 

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On ramène les affaires de plage palmes inclues dans le baluchon,  porté sur la tête, c'est beaucoup plus simple !

 

 

 

 

 

 

 

 

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Messieurs !  Lorsque vous n'êtes pas là, on ne parle que de vous.

Intercepté une conversation magnifique sur les hommes et leur signe astrologique entre trois femmes qui passaient en revue :  maris, ex, amants, premiers amours. Il paraîtrait que les hommes qui portent des signes à cornes sont plus aventuriers et voyageurs et parfois ils portent les cornes tout court. Les hommes,  signe Poisson,   sont délicats et fragiles, côté femmes, elles seraient plus intuitives. Les hommes  signe Gémeaux sont difficiles à gérer, les Capricorne ont souvent le blues et les Balance, je vous dis pas .......

Bref, d'après ce que j'ai pu comprendre tous les signes mal vécus par les hommes sont hyper positifs pour les femmes.

Ne seraient-elles pas un peu de mauvaise foi ?

 

 

 

 

 

 

11/07/2009

Genève à croquer : à craquer !

166-167 appl.-1.jpg 15h Bains des Pâquis. Titane Lacroix artiste plasticienne et écrivaine et Reynald Aubert dédicacent leur livre  "Genève à croquer". Un petit bijou qu'il fait bon tenir entre ses mains;  d'un doux soyeux, une couverture bleue  qui se décline du bleu clair au bleu roi. On le tourne et le retourne sans relâche, puis on déambule un tantinet rêveur, à travers l'ouvrage,  dans Genève en 7 balades . Serge Bimpage dans la préface de ce  "guide" de 181 pages, le résume si bien -  "ce petit livre est une pierre de lune", "une vraie perle."

Un carnet de voyage aux couleurs de poésie et de sensualité, cette Genève comparée à une friandise délicate et rare qui se déguste lentement au gré des balades, on la savoure, on ne s'en lasse pas de cette aimable douceur. De balade en balade, la balade   histoire : réforme, quais, shopping, culture, international, lac, les balades  valent toutes le détour.

 

Les Pâquis naturellement ont la part belle et ce  sur plusieurs pages  avec ses bains historiques. "Certainement le meilleur endroit de la ville pour un plat du jour sur l'eau à un prix sans concurrence".  On se laisse d'abord séduire par les croquis, puis le texte court et synthétique permet de déambuler le livre ouvert. C'est un peu l'ouvrage "Le Lisbonne de Pessoa",  la ville dans laquelle on vit tous les jours nous est offerte sous un angle nouveau qui nous ravit, nous surprend et on en redemanderait de ces balades, si délicieuses.

Le livre "Genève à croquer en 7 balades" se vend dans toutes les grandes librairies genevoises. Collection INFOLIO de Titane Lacroix et Reynald Aubert.

 

 

 

 

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D'octobre  à avril, laissez-vous tenter  par "les soirées fondues" bien connues des Genevois

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23:22 Publié dans Genève | Tags : pâquis | Lien permanent | Commentaires (0)

04/07/2009

Superwoman a gagné ! Enfin la paix aux Pâquis

623417335.JPG Enfin la paix est de retour. Monica, superwoman,  semble avoir gagné son pari. A coup de descentes de police, d'interpellations, de contrôles, les bandes qui sévissaient se sont peu à peu désintégrées, fondues dans le moule. Les hors-la-loi qui semaient la terreur en bandes n'ont pas résisté aux descentes musclées. Les commerçants  et les habitants respirent, moins de vols, moins de violence, moins de peur, on déambule confiant, la paix est enfin de retour, les Pâquis ne sont plus un lieu de non-droit.  Quelle chance !

Alors, je sais qu'à Genève, nous ne sommes pas enclins à féliciter et encore moins une femme. Mais osons applaudir, ça ne mange pas de pain et je dis Bravo Monica, bien joué !

Mince, je viens de glisser sur une pomme au risque de me fouler la cheville. C'est la pomme à Stauffer ! Celle qui vient après les vendanges, dévorée de l'intérieur par un vers sournois, mais  que ceci ne nous enlève pas notre joie de retrouver un quartier paisible où il fait si bon y vivre.

22:37 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1)

13/06/2009

La fête continue à la rue de Zürich !

P1000632.JPGMIRABELLA ORIGINAIRE DE CRAIOVA
P1000655.JPGMIRABELLA AVEC SA MERE JOUEUSE DE SAXOPHONE ET SON PERE


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P1000629.JPGUN TRIO DE BENEVOLES PARMI D'AUTRES. ILS ETAIENT NOMBREUX A AVOIR DONNE UN COUP DE POUCE ET LE MEILLEUR D'EUX-MEMES A AVOIR TRAVAILLE SANS RELACHE POUR RENDRE CETTE FETE MAGNIFIQUE. BRAVO A EUX TOUS !
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P1000631.JPGLA FETE EST EXCELLENTE !
P1000626.JPGTENDRE BARYTON D'OPERA
P1000635.JPGANA ET PHILIPPE DE RETOUR D'UN LONG VOYAGE A BICYCLETTE EN AMERIQUE LATINE -18'000 KM DANS LES MOLLETS
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P1000639.JPGPIERRE DURRENMATT- PASTEUR AU TEMPLE
P1000642.JPGLES ENFANTS SONT RESPONSABLES DU TRI
P1000643.JPG
P1000654.JPGun club de sacrées nanas !
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23:21 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1)

02/06/2009

ESPACE SOLIDAIRE PÂQUIS EN FÊTE

espace solidaire Pâquis en  fête à la rue de Zurich

L'espace solidaire est un lieu de rencontres qui propose plusieurs ateliers :  informatique, français, soutien scolaire,  bureau citoyen pour rédaction de lettres, CV et informations plus générales,  soupe populaire et simplement aussi un lieu d'échanges

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24/05/2009

Les fenêtres des Pâquis

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EXPOSITION DU  8-12 JUIN 2009

Travaux d'étudiants de 1 ère année d'architecture HES

dessin et représentation visuelle

Quartier des Pâquis: fenêtres, techniques et représentations

Michel Vincent, professeur responsable du cours de représentation visuelle et Aisha Espinoza, assistante remercient les habitants du quartier des Pâquis qui ont prêté leur concours aux étudiants de 1ère année et les invitent au vernissage de l'exposition, lundi 8 juin 2009 à 17h, galerie du bâtiment B, hepia, 4 , rue de la Prairie, 1202 Genève -- Hes-so

 

 

09:15 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)

21/05/2009

Après le Palais Wilson, voilà le Palais des addictions

 

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Pandelis nous l'a promis, le Palais des addictions des HUG sera très beau au 15, rue Rothschild. Les dealers pourront se déplacer et enfin quitter la rue de Neuchâtel et rue de Zürich pour aller fournir leurs clients directement entre deux traitements de méthadone.

Le grand tourniquet des addictions couvre un champs très large, il suffira de suivre la flèche. Pour les cyberaddictions vous suivez la ligne rouge, troisième étage. Les toxico, la ligne blanche qui leur rappelera assurément la ligne de coke, deuxième à gauche. Les addict du porno, la ligne jaune cocu tout droit au fond du couloir. Les fanas des jeux, après le tourniquet vous prenez la roulette. Toutes ces addictions qui sont comme des cris dans la nuit.

Ce sera le grand rendez-vous de toutes les déviations qu'engendre notre société un tantinet malade.  Mais comme il n'y aura pas que des marginaux selon Pandelis qui sont les autres ? Peut-être des blogueurs, cas  désespérés !

Quant aux addicts du plan Victoria, les Victoriens qui sniffent à longueur de journée les chiffres de la rentabilité et de la diminution des coûts, vous suivez le couloir et prenez la trappe abyssale, des  incurables  !

Selon les dernières nouvelles, le Palais des addictions n'aurait été qu'un mirage Hugien dans le paysage pâquisard !

20/05/2009

Un fort vent Victoria souffle sur les Pâquis

 

 Aux Pâquis,  la résistance s'organise contre  le  projet HUG , prévu en 2010,   au 15, rue Rothschild et en lien avec la création d'un  grand centre de traitement dédié aux addictions.  Le Centre  inclura la cyberaddiction et  accueillera plus de 400 personnes par jour dont certaines ont deux ou trois rendez-vous par jour.  Selon Dr Pandelis Giannakopoulos ce ne seront pas que des marginaux. 

Ce regroupement concerne quatre lieux, aujourd'hui,  disséminés en ville et qui dépendent du Département de psychiatrie: la consultation de la rue Verte (Roseraie), l'hôpital de jour Les Crêts (Champel), la consultation des Acacias (alcool et médicaments) et le Programme expérimental de prescription de stupéfiants (PEPS), qui est actuellement installé à la rue des Pâquis.  Ces quatre entités, aujourd'hui,  affichent 1'000 rendez-vous par jour.

 

 

On déplore le timing de ce projet qui tombe mal alors que le problème des dealers et de la petite délinquances sont loin d'être résolus, les nuisances qu'induisent un tel regroupement, le risque d'une ghettoïsation, la population mal préparée et peu concertée en réalité et qui gère  déjà une cohabitation difficile avec les patients de la Consultation de la Navigation. La proximité de lieux accueillant des jeunes et des enfants  ne peut permettre une telle promiscuité de population aux besoins si différents.

 

Dans un courrier prêt à être envoyé à M. Unger, les diverses associations de quartier et autres groupements font part de leur mécontentement et demandent la tenue d'une séance d'urgence  avec également M. Gruson, directeur des HUG, le Dr. Giannakopoulos, chef du département de psychiatrie des HUG afin que la population du quartier puisse s'exprimer,  donner son opinion et faire part de sa crainte.

 

 

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 Quant au Dr Pandelis Giannakopoulos, il  se veut aussi encourageant que possible et rassure tant bien que mal également  le personnel hospitalier qui craint-là une réduction d'effectif en précisant qu'il n'est pas prévu d'économies autres que celles déjà planifiées dans le cadre du plan «Victoria» - ce qui veut déjà tout dire.

 

 

Ah!  Victoria quant tu nous tiens……. Au tour des Pâquis de faire les frais de la  politique rouleau compresseur des HUG qui a amorcé un démantèlement  sans précédent des prestations hospitalières au nom des économies procédées  bien évidemment sur le dos du personnel  en grande partie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17/05/2009

Tcherga - une roulotte tzigane aux Pâquis

 

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Il est toujours passionnant de rencontrer des personnes qui vous ont été mentionnées par des gens d’horizons très différents : Colombiens, Serbes, Suisses, Croates m’ont vanté le Tcherga et surtout la conductrice de la roulotte Tzigane, Svetlana Gojun.
Loin d’être déçue, j’ai été surprise de rencontrer une femme tout de feu qui lorsqu’elle vous parle, les yeux rieurs et pétillants de vie vous mangent le visage. Son corps tout entier accompagne ses mots, il tangue, balance, elle appuie ce qu’elle dit avec tout son être. Cela a pour conséquence qu’on ne la lâche plus du regard, à travers elle, on voit défiler des paysages, des ambiances, des rythmes tziganes, on l’imagine enfant danser avec les tziganes dans sa ville natale de Loznica en Serbie, la ville au bord de la Drina, entre la frontière bosniaque et serbe, elle-même vient du côté serbe. Et ces tziganes qu’elle décrit avec tant d’admiration qui venaient jouer dignes et fiers même pas pour de l’argent, ils recevaient de la nourriture en échange de leurs prestations musicales. Svetlana est choquée de voir comment on les juge en Suisse, en France et en Italie. Elle a connu des gens respectueux, fiers de leur musique et qui gagnaient leur vie avec, qui n’étaient ni des voleurs ni des mendiants. Elle insiste avec toute l’admiration qu’elle leur porte; elle ne les reconnaît pas à travers ce qu'en disent  les médias, ce n’est qu’une infime partie d’entre eux, on ne peut pas généraliser et cela n’est pas juste à leur égard.

Son père s’installera à Genève comme restaurateur. A l’âge de 23 ans, elle le rejoint sans trop de conviction, artiste aux talents multiples, comédienne, journaliste, speakerine à Belgrade, elle se demandait ce qu’elle pourrait bien faire à Genève. Accompagnée de son mari et de ses deux enfants après avoir touché à plusieurs petits boulots, elle finit par obtenir la patente de cafetière, elle gérera le restaurant Café de la Banque à Nyon durant six ans avec sous ses ordres quatorze personnes dont des apprentis. Au sous-sol, elle créera la Taverne slave où on y joue de la musique slave traditionnelle.
Elle lâche Nyon pour Genève et lance le Tcherga à la rue de la Navigation, et considérant la musique tzigane plus festive, elle invite de nombreux musiciens à venir s’y produire.

 

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Tandis qu’elle parle un accordéoniste et un pianiste jouent de la musique , elle me désigne Elvis rrom de Macédoine, le fils d’une des plus grandes chanteuses tziganes, Esma Redzepova, surnommée reine de la musique tzigane et qui a déjà été l’invitée du Paléo festival.

 

 

 

P1000326.JPGPassionnée par cette aventure, Svetlana raconte les amis artistes qui viennent l’aider à aménager les lieux, on y est vraiment dans la roulotte, une roue accrochée aux murs, des peintures riches en couleurs qui montrent des scènes de danse de belles tziganes aux yeux de braise dans des robes rouges qui tournoient diablement.

Mais Svetlana n’a pas totalement abandonné le théâtre, elle a écrit et mis en scène une pièce intitulée “L’Emigrée” qui raconte un peu son histoire. A partir du mois d’août, tous les lundis, elle organisera l’accompagnement musical de textes balkans lus par Jacques Michel.
Tandis qu’elle me parle et qu’entre deux phrases elle demande aux musiciens de jouer Gelem Gelem, elle me sert un verre de Slijvovica, puis me fait goûter du Pelinkovac, une alcool aux 27 herbes amère, puis pour couronner le tout un Kruskovac, une liqueur aux poires. Alors, hmmmm, donc je vous disais……hips..........que ………la musique tzigane,,,,,,,, c’est vraiment génial !!

Svetlana porte le titre de grande ambassadrice de la musique serbe. Et il est vrai que dans sa roulotte, elle parvient à rassembler des gens du monde entier, les ennemis d’hier se retrouvent assis côte-à-côte à écouter une musique envoûtante qui les rapproche définitivement.

 

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pour plus de renseignements

http://www.tcherga.com

 

 

 

TCHERGA
Bar à musique tzigane



Du jeudi 28 au dimanche 1 er  juin Duo Zoki et Rade,  Zoran, guitariste pianiste de jazz et chanteur sera accompagné par Rade, accordéoniste chanteur  pour la musique pop et tzigane de l’ex-Yougoslavie.

Dès le 4 juin Avec le beau temps qui arrive, vous êtes moins nombreux à descendre dans notre roulotte. Nous sommes donc obligés de réduire nos soirées Live.
Tous les jeudis, Svetlana et son énorme discographie tzigane slave, des Balkans et du monde entier.
Les vendredi 5, samedi 6, vendredi 12 et samedi 13 juin
Romano Ton, Deux véritables  tziganes. Rade, excellent accordéoniste chanteur et Elvis, fils d’Esma Redzepova , pour de la musique tzigane de l’Est  et des Balkans.
Du jeudi 18 au samedi 20 juin Fête de la Musique à Tcherga, avec DJ spécial musique des Balkans
Les vendredi 26 et samedi 27 juin Duo Zoki et Misa, Zoran, guitariste pianiste de jazz et chanteur sera accompagné par Misa, violoniste chanteur pour la musique pop folk et tzigane de l’Est.

21:47 Publié dans Genève | Tags : tcherga, svetlana gojun | Lien permanent | Commentaires (5)

Paisible petit air estival en terre pâquisarde !

 

 

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22h- L'éléphant du restaurant Bollywood semble surveiller la Place de la Navigation, sur les bancs de jeunes ado mangent leur glace et vous regardent passer comme seuls les ado savent le faire :  "dégoûtés" et qui paraissent vous dire "Pouah, ces adultes, quelle engeance!". Les terrasses sont pleines. Les commerçants, enfin, se sentent compris et épaulés. "Depuis les interventions de la police ça va mieux, c'est tranquille" - Toutefois, avec  un petit bémol  "Avec des flics partout postés pour surveiller les dealers, on ne pourra même plus sortir bourrés des boîtes. A peine éméchés, il faudra souffler dans le ballon. Vous imaginez !  il y aura toujours des dealers et nous, on ne pourra plus se saoûler à souhait, voilà ce qui va se passer" dit une commerçante en hochant la tête, ahurie, les yeux ronds à la perspective de ce nouveau cauchemar qui menace les Pâquis. Les clients vont fuir.

 

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Du côté des glaces, on fait déjà un quart d'heure de queue. En été, la longue file  varie de   100 à  150 personnes qui peuvent patienter  jusqu'à 40 minutes pour déguster les glaces artisanales. Les deux jeunes filles ave leur tablier rose et leur bonnet blanc tentent de suivre tant bien que mal la cadence.

 

 

 

 

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Les couteaux suisses Victorinox sont vendus par des Chinois, ceux-ci sont en général , à l'intérieur du magasin de tabac , très concentrés sur leurs jeux de carte, sept hommes sérieux, ça boit sec et ça joue pour de vrai. On se croirait à Macao dans des tripots clandestins.  Même, selon certains, au resto d'à côté ça dégénère parfois en bagarres. Quelques cris dans la nuit, on essaie de régler ses comptes discrètement de manière honorable sans trop déranger les voisins pour pas donner une mauvaise opinion d'eux. Dans la vitrine, toutes les indications sont en chinois, sur le côté toutefois quelques figurines  et ampoules chinoises de décoration, puis de longs sabres pour rester dans la coutellerie sino-suisse. Quant aux coucous suisses, ils sont vendus plus loin par des Japonais.

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P1000316.JPGDes musiciens rroms déambulent, celui qui paraît être le chef salue  chaleureusement d'un geste de la main les patrons de bistrot et se mettent à jouer. Etrange bastringue,  il ne manquerait plus que l'ours dansant. On dirait qu'ils viennent d'arriver, le plus jeune tient son accordéon sous son bras et tire la valise rouge dans laquelle ils ont mis toutes leurs affaires.  Ils jouent très vite et foncent au bistrot suivant. Pressés d'avoir un peu d'argent pour la chambre d'hôtel ?

 

 

 

Un homme m'accoste avec un suave "bonsoir", je lui balance sur un ton plutôt sympa "trop jeune pour moi, mon vieux!" il me regard ahuri, sort son petit dico français-polonais et tente de trouver la définition exacte de cette étrange phrase-équation.

Des dealers, moins nombreux cette fois-ci,  sont regroupés dans le préau de l'école primaire pour la simple raison qu'il y fait sombre , pas de lumière. Alors ç'est simple, on y avait déjà pensé au Moyen-Age,  éclairer un maximum  les rues. Pour ma part, je mets de bonnes chaussures s'il fallait courir et marche au milieu de la rue et pas sur les trottoirs. Mon sac en bandoulière est à l'intérieur de ma veste, caché.

Direction Tcherga pour le prochain billet.

09:08 Publié dans Genève | Tags : pâquis | Lien permanent | Commentaires (0)

10/05/2009

Mieux vaut le narguilé qu'être nargué !

 

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Après  les mille et une nuits vinrent  les  “mille et un Pâquis." Dans ce quartier animé, la nuit,  vous y découvrez les saveurs enchanteresses d’un narguilé  au parfum de vanille, de fraise ou de  pomme. Le gargouillis de l’air traversant l’eau  lorsqu’on aspire profondément sur le Agizlik (tuyau) vous  plonge dans un ravissement aux allures d’aillleurs. Flaubert l’écrivait si bien  “une vie de fainéantise et de rêvasserie à fumer des chibouks et des narguilés vautrés sur notre tapis à regarder l’eau du fleuve”.
Vous y êtes presque avec un gros effort d'imagination; affalés sur un divan ou des fauteuils accueillants et en place du fleuve, vous observez le flux de voitures et les passants.


Dans ce décor de rêverie orientale, Yilmaz Enver est assis devant son café, à discuter, recevoir des amis. Assis dehors sur la terrasse, il observe du coin de l’oeil en bon patron qu’il est tout ce qui se passe autour de lui. Des jeunes d’écoles internationales, des habitués du quartier, des fonctionnaires internationaux, des touristes du Proche-Orient, des Azerbaïdjanais, des Russes, tout ce monde se croise autour d’une chicha. Et Yilmaz est toujours prêt selon la tradition à vous offrir la causette et l’hospitalité, il vous désigne le siège et vous demande si vous avez du temps.  Il faut naturellement répondre  Oui !
Il me fait apporter un café turc et me prévient aussitôt :”On parle de tout sauf de politique”. Lorsqu’il me dit être Kurde, je comprends immédiatement ses réticences.
Arrivé en Suisse en 1981 comme réfugié politique, il recoit son permis humanitaire en 1987.  Très vite, il s’est mis à travailler même sans savoir le Français, en qualité de carrossier de formation, son métier d'origine,  il travaillera à Meyrin dans une carrosserie.  Puis il se retrouve à piloter  des machines CNC, une grande maison horlogère l’engage durant plusieurs années. Le temps lui a donné raison, la chicha est plus sûre que le chablon, il a préféré se mettre à son compte, il a d’abord ouvert un Kebab, puis ensuite en face le bistrot  “Chez Leyla”  à la Place de la Navigation.

Selon lui, les Pâquis est  un quartier formidable pour les commerçants, ils travaillent presque tous les jours de l’année jusqu’à 2h du matin, c’est animé, vivant.  Evidemment il y en a toujours qui embêtent, la police devrait être fréquemment là, pas seulement de temps en temps.

Et bien tiens ! Pas plus tard que hier, un gars arrive, jette ses déchets sur la table du restaurant, Enver lui propose de reprendre ses  détritus  et de les jeter à la poubelle. Le gars l’insulte “Ouais, vous les Turcs à un mariage vous venez de tuer 44 personnes !” –Enver lui répond, si tu ne veux pas être la 45 ème personne, déguerpis. Le gars lui fait un bras d’honneur et s’en va le narguer un peu plus loin “Prends Turkish Airlines et rentre chez toi !”
Mais son copain thaïlandais du resto d'à côté a aussi eu des problèmes en sortant de son Kebab; un homme pas très fort, ni très musclé, pas bien gros, voire même un peu petit, toujours selon Enver, qui a été délesté de son portemonnaie après avoir été menacé par des malfrats.

P1000259.JPGSuisse Enver ? Non, il est le seul étranger de la famille, ses cinq enfants sont suisses. C’est comme ça !  Fataliste, il rit en haussant les épaules. Un jour, peut-être…….

La réponse est sans aucun doute  au fond du marc de café turc..................................

22:03 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0)