03/05/2009

Ces mots qui dérangent et qui vous hantent……………..

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C’est un grand jour, le manuscrit corrigé et recorrigé et re-recorrigé est enfin lâché, abandonné, envoyé à la maison d’édition parisienne.

Le coeur léger, toute guillerette, je m’en vais faire le plein d’essence et là, tout s’effondre. Ecrit en gros, en caractères gras,  le mot “Jerrycan” sur une pub,  du style : après X pleins vous gagnez le fameux “Jerrycan”.

Moi je l’ai écrit avec “ i“ – jerrican-  J’interpelle la caissière du comment s’écrit le célèbre  mot, cauchemar de mes nuits.  Toute affaire cessante, elle lâche sa caisse, va vérifier le mot en question et revient glorieuse avec un “Y” , une autre vendeuse prenant l’affaire très au sérieux, elle aussi,  déboule tout aussi triomphante et annonce qu’il s’écrit avec un “ i “. Troublée, définitivement noyée dans le “bidon à essence”, je m’en vais chercher ce mot qui finit par me hanter, je pue l’essence, il suffirait d’une allumette pour que je m’enflamme et sois réduite en poussière, triste tas : ci-gît une vie enfumée  par un bidon d’essence : un jerrican !


Je vérifie dans Tintin au Pays de l’or noir- Dupond et Dupont qui perdent “ leur jerrican”  dans le désert et quant à moi je me suis perdue définitivement au pays de l'or noir.

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07/04/2009

"Obama juice"

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Votre humble serviteuse n’est pas aux Pâquis, mais à Istanbul.
Et nous voilà,  ainsi arrivés,  à Istanbul,  le même jour qu’Obama. Entre Sainte Sophie, cette basilique construite au VIe siècle, puis convertie en mosquée en 1453, après la conquête de Constantinople (l'actuelle Istanbul) par les Ottomans et la Mosquée Bleu , construite au XVIIe siècle sur ordre du sultan ottoman Ahmet Ier,  s'étend  une belle esplanade, des fontaines, des parterres de tulipes à peine écloses. Une belle agitation, plutôt joyeuse. Les curieux s’agglutinent un peu partout, espérant voir le nouveau président américain.

Impossible d'entrer dans les mosquées, des policiers en grappes semblent hésiter, se diriger à gauche ou à droite, les cars des TV du monde entier sont présents avec leur antenne satellite sur le toit.  Japonais, Chinois, Européens commentent la présence d'Obama à Istanbul avec pour arrière- fond les monuments historiques. D'autres cameramen déambulent, la grosse caméra au bout du bras, ils ont l'air excédé, ils arpentent l'esplanade sans trop savoir où aller.

Les touristes s’informent, inutile d’insister, on n’entrera pas en même temps qu’Obama qui, lui, déambule en chaussettes dans les mosquées.Un tank qui passe et repasse, des limousines aux vitres teintées avec  petits rideaux à l'arrière. Debouts,  mitraillette sur l'épaule, des policiers sont debout sur le bord des voitures,  accrochés  aux portières,  ils  encadrent  "la voiture officielle". Pour couronner le spectacle "jamesbondesque", un hélicoptère de l'armée,  vert caca d'oie,  survole la Mosquée du VI siècle, au ras des minarets.

Prenant mon mal en patience, je commande un jus d’orange pressée,  sur une terrasse, 2 livres turques, c'est bien le prix affiché . Le serveur me tend l’addition, 4 livres et pourquoi donc ? Avant c’était orange juice, après Obama c’est “Obama juice” . Je me plains : “Mais, non, je ne l’ai même pas vu !” mais "le juice vous l’avez bu, on Obama day!" me rétorque le serveur.

Alors, à la santé d’Obama !

18:40 Publié dans Humour | Tags : obama, istanbul | Lien permanent | Commentaires (0)

24/01/2009

La classe de “rebelles” de Jean-françois Mabut !




Jolie façon de nous résumer , nous tous les blogueurs qui formons la classe de Jean-François Mabut.

10h – Nous avons fixé rendez-vous au Café des 3 Rois aux Pâquis. Manque de pot, je suis en retard, je l’appelle. Excusez-moi, j’ai écrit ma dernière note sur “Dessine-moi un Rrom”, pas vu le temps passé, j’arrive à peu près vers 10h15- 10h30. Il s'agit juste de faire connaissance.

Je fonce à vive allure, les cheveux en bataille, une jupe enfilée en catastrophe, un collant filé.
Flûte ! Pour une première rencontre, pas de bol. Pendant le trajet, je passe en revue mes interventions, deux trois coups de pied aux camarades par-ci par-là rien de bien méchant. Une note coquine chez Buchs, un clin d’oeil malicieux chez Blondensen pour Victorinox. Le professeur Mabut n’a aucune raison de me coller des mauvais points.

Il est assis au bistrot, je le reconnais immédiatement, un sympathique visage rond, une moustache, mais vraiment comme sur la photo du blog-  un petit carnet bleu devant lui – adorable, minuscule petit carnet ! Nous faisons connaissance, je me présente un peu intimidée. Nous évoquons le succès du blog de la Tribune de Genève. Il me demande quels sont mes autres projets, je lui mentionne rapidement mon essai “trou dans le CV” bientôt publié à Paris et déclare que si Jésus devait aujourd’hui se présenter pour un job, avec ses trous dans le CV, il serait juste bon pour le chômage ou l’assistance publique, et que dire des poètes, des artistes et tous les autres troueurs de CV. Il me regarde un peu surpris et consigne cela dans son petit carnet à rayures fines.

Avec une envie féroce de rire, je lui demande s’il est content de sa classe de “rebelles”, les amoureux de l’écrit, qui se jettent sur le blog juste parce qu’ils ont plein de choses à dire. Ceux qui ont dit trop haut et trop fort ! Les Victor qui se font tirer  l’oreille, les Comité Alerte qui sont formidables et qui ont fait des progrès. Mais dans l’ensemble Mabut est très content de sa classe, il la trouve fantastique, il a presque l’air ému. Evidemment, les premiers de classe, je les citerai pas…….

Je prends mon air de petit pinson égaré sur la branche, fragile volatile et lui dis que les femmes ont de la peine à résister aux méchants coups donnés par les camarades. Quelques femmes  ont tenté de poindre leur nez et ont vite disparu. Il est d’accord, mais dans l’ensemble, il est très satisfait des progrès faits par les uns et les autres .

Mince, j’ai mon interview chez un coiffeur. Monsieur Mabut, vous voulez pas qu’on continue la discussion pendant qu’on vous coupe les cheveux ? – Non merci, ça ira très bien comme ça.

Ouf ! le passage dans le bureau du prof s’est pas trop mal passé. Il range son petit carnet bleu.

Eh ! Les copains, je vous le dis on s’en sort pas trop mal……..




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20:12 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (8)