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Genève - Page 2

  • Superwoman a gagné ! Enfin la paix aux Pâquis

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    623417335.JPG Enfin la paix est de retour. Monica, superwoman,  semble avoir gagné son pari. A coup de descentes de police, d'interpellations, de contrôles, les bandes qui sévissaient se sont peu à peu désintégrées, fondues dans le moule. Les hors-la-loi qui semaient la terreur en bandes n'ont pas résisté aux descentes musclées. Les commerçants  et les habitants respirent, moins de vols, moins de violence, moins de peur, on déambule confiant, la paix est enfin de retour, les Pâquis ne sont plus un lieu de non-droit.  Quelle chance !

    Alors, je sais qu'à Genève, nous ne sommes pas enclins à féliciter et encore moins une femme. Mais osons applaudir, ça ne mange pas de pain et je dis Bravo Monica, bien joué !

    Mince, je viens de glisser sur une pomme au risque de me fouler la cheville. C'est la pomme à Stauffer ! Celle qui vient après les vendanges, dévorée de l'intérieur par un vers sournois, mais  que ceci ne nous enlève pas notre joie de retrouver un quartier paisible où il fait si bon y vivre.

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  • La fête continue à la rue de Zürich !

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    P1000632.JPGMIRABELLA ORIGINAIRE DE CRAIOVA
    P1000655.JPGMIRABELLA AVEC SA MERE JOUEUSE DE SAXOPHONE ET SON PERE


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    P1000629.JPGUN TRIO DE BENEVOLES PARMI D'AUTRES. ILS ETAIENT NOMBREUX A AVOIR DONNE UN COUP DE POUCE ET LE MEILLEUR D'EUX-MEMES A AVOIR TRAVAILLE SANS RELACHE POUR RENDRE CETTE FETE MAGNIFIQUE. BRAVO A EUX TOUS !
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    P1000631.JPGLA FETE EST EXCELLENTE !
    P1000626.JPGTENDRE BARYTON D'OPERA
    P1000635.JPGANA ET PHILIPPE DE RETOUR D'UN LONG VOYAGE A BICYCLETTE EN AMERIQUE LATINE -18'000 KM DANS LES MOLLETS
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    P1000639.JPGPIERRE DURRENMATT- PASTEUR AU TEMPLE
    P1000642.JPGLES ENFANTS SONT RESPONSABLES DU TRI
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    P1000654.JPGun club de sacrées nanas !
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  • Les fenêtres des Pâquis

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    EXPOSITION DU  8-12 JUIN 2009

    Travaux d'étudiants de 1 ère année d'architecture HES

    dessin et représentation visuelle

    Quartier des Pâquis: fenêtres, techniques et représentations

    Michel Vincent, professeur responsable du cours de représentation visuelle et Aisha Espinoza, assistante remercient les habitants du quartier des Pâquis qui ont prêté leur concours aux étudiants de 1ère année et les invitent au vernissage de l'exposition, lundi 8 juin 2009 à 17h, galerie du bâtiment B, hepia, 4 , rue de la Prairie, 1202 Genève -- Hes-so

     

     

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  • Après le Palais Wilson, voilà le Palais des addictions

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    Pandelis nous l'a promis, le Palais des addictions des HUG sera très beau au 15, rue Rothschild. Les dealers pourront se déplacer et enfin quitter la rue de Neuchâtel et rue de Zürich pour aller fournir leurs clients directement entre deux traitements de méthadone.

    Le grand tourniquet des addictions couvre un champs très large, il suffira de suivre la flèche. Pour les cyberaddictions vous suivez la ligne rouge, troisième étage. Les toxico, la ligne blanche qui leur rappelera assurément la ligne de coke, deuxième à gauche. Les addict du porno, la ligne jaune cocu tout droit au fond du couloir. Les fanas des jeux, après le tourniquet vous prenez la roulette. Toutes ces addictions qui sont comme des cris dans la nuit.

    Ce sera le grand rendez-vous de toutes les déviations qu'engendre notre société un tantinet malade.  Mais comme il n'y aura pas que des marginaux selon Pandelis qui sont les autres ? Peut-être des blogueurs, cas  désespérés !

    Quant aux addicts du plan Victoria, les Victoriens qui sniffent à longueur de journée les chiffres de la rentabilité et de la diminution des coûts, vous suivez le couloir et prenez la trappe abyssale, des  incurables  !

    Selon les dernières nouvelles, le Palais des addictions n'aurait été qu'un mirage Hugien dans le paysage pâquisard !

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  • Tcherga - une roulotte tzigane aux Pâquis

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    Il est toujours passionnant de rencontrer des personnes qui vous ont été mentionnées par des gens d’horizons très différents : Colombiens, Serbes, Suisses, Croates m’ont vanté le Tcherga et surtout la conductrice de la roulotte Tzigane, Svetlana Gojun.
    Loin d’être déçue, j’ai été surprise de rencontrer une femme tout de feu qui lorsqu’elle vous parle, les yeux rieurs et pétillants de vie vous mangent le visage. Son corps tout entier accompagne ses mots, il tangue, balance, elle appuie ce qu’elle dit avec tout son être. Cela a pour conséquence qu’on ne la lâche plus du regard, à travers elle, on voit défiler des paysages, des ambiances, des rythmes tziganes, on l’imagine enfant danser avec les tziganes dans sa ville natale de Loznica en Serbie, la ville au bord de la Drina, entre la frontière bosniaque et serbe, elle-même vient du côté serbe. Et ces tziganes qu’elle décrit avec tant d’admiration qui venaient jouer dignes et fiers même pas pour de l’argent, ils recevaient de la nourriture en échange de leurs prestations musicales. Svetlana est choquée de voir comment on les juge en Suisse, en France et en Italie. Elle a connu des gens respectueux, fiers de leur musique et qui gagnaient leur vie avec, qui n’étaient ni des voleurs ni des mendiants. Elle insiste avec toute l’admiration qu’elle leur porte; elle ne les reconnaît pas à travers ce qu'en disent  les médias, ce n’est qu’une infime partie d’entre eux, on ne peut pas généraliser et cela n’est pas juste à leur égard.

    Son père s’installera à Genève comme restaurateur. A l’âge de 23 ans, elle le rejoint sans trop de conviction, artiste aux talents multiples, comédienne, journaliste, speakerine à Belgrade, elle se demandait ce qu’elle pourrait bien faire à Genève. Accompagnée de son mari et de ses deux enfants après avoir touché à plusieurs petits boulots, elle finit par obtenir la patente de cafetière, elle gérera le restaurant Café de la Banque à Nyon durant six ans avec sous ses ordres quatorze personnes dont des apprentis. Au sous-sol, elle créera la Taverne slave où on y joue de la musique slave traditionnelle.
    Elle lâche Nyon pour Genève et lance le Tcherga à la rue de la Navigation, et considérant la musique tzigane plus festive, elle invite de nombreux musiciens à venir s’y produire.

     

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    Tandis qu’elle parle un accordéoniste et un pianiste jouent de la musique , elle me désigne Elvis rrom de Macédoine, le fils d’une des plus grandes chanteuses tziganes, Esma Redzepova, surnommée reine de la musique tzigane et qui a déjà été l’invitée du Paléo festival.

     

     

     

    P1000326.JPGPassionnée par cette aventure, Svetlana raconte les amis artistes qui viennent l’aider à aménager les lieux, on y est vraiment dans la roulotte, une roue accrochée aux murs, des peintures riches en couleurs qui montrent des scènes de danse de belles tziganes aux yeux de braise dans des robes rouges qui tournoient diablement.

    Mais Svetlana n’a pas totalement abandonné le théâtre, elle a écrit et mis en scène une pièce intitulée “L’Emigrée” qui raconte un peu son histoire. A partir du mois d’août, tous les lundis, elle organisera l’accompagnement musical de textes balkans lus par Jacques Michel.
    Tandis qu’elle me parle et qu’entre deux phrases elle demande aux musiciens de jouer Gelem Gelem, elle me sert un verre de Slijvovica, puis me fait goûter du Pelinkovac, une alcool aux 27 herbes amère, puis pour couronner le tout un Kruskovac, une liqueur aux poires. Alors, hmmmm, donc je vous disais……hips..........que ………la musique tzigane,,,,,,,, c’est vraiment génial !!

    Svetlana porte le titre de grande ambassadrice de la musique serbe. Et il est vrai que dans sa roulotte, elle parvient à rassembler des gens du monde entier, les ennemis d’hier se retrouvent assis côte-à-côte à écouter une musique envoûtante qui les rapproche définitivement.

     

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    pour plus de renseignements

    http://www.tcherga.com

     

     

     

    TCHERGA
    Bar à musique tzigane



    Du jeudi 28 au dimanche 1 er  juin Duo Zoki et Rade,  Zoran, guitariste pianiste de jazz et chanteur sera accompagné par Rade, accordéoniste chanteur  pour la musique pop et tzigane de l’ex-Yougoslavie.

    Dès le 4 juin Avec le beau temps qui arrive, vous êtes moins nombreux à descendre dans notre roulotte. Nous sommes donc obligés de réduire nos soirées Live.
    Tous les jeudis, Svetlana et son énorme discographie tzigane slave, des Balkans et du monde entier.
    Les vendredi 5, samedi 6, vendredi 12 et samedi 13 juin
    Romano Ton, Deux véritables  tziganes. Rade, excellent accordéoniste chanteur et Elvis, fils d’Esma Redzepova , pour de la musique tzigane de l’Est  et des Balkans.
    Du jeudi 18 au samedi 20 juin Fête de la Musique à Tcherga, avec DJ spécial musique des Balkans
    Les vendredi 26 et samedi 27 juin Duo Zoki et Misa, Zoran, guitariste pianiste de jazz et chanteur sera accompagné par Misa, violoniste chanteur pour la musique pop folk et tzigane de l’Est.

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  • Paisible petit air estival en terre pâquisarde !

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    22h- L'éléphant du restaurant Bollywood semble surveiller la Place de la Navigation, sur les bancs de jeunes ado mangent leur glace et vous regardent passer comme seuls les ado savent le faire :  "dégoûtés" et qui paraissent vous dire "Pouah, ces adultes, quelle engeance!". Les terrasses sont pleines. Les commerçants, enfin, se sentent compris et épaulés. "Depuis les interventions de la police ça va mieux, c'est tranquille" - Toutefois, avec  un petit bémol  "Avec des flics partout postés pour surveiller les dealers, on ne pourra même plus sortir bourrés des boîtes. A peine éméchés, il faudra souffler dans le ballon. Vous imaginez !  il y aura toujours des dealers et nous, on ne pourra plus se saoûler à souhait, voilà ce qui va se passer" dit une commerçante en hochant la tête, ahurie, les yeux ronds à la perspective de ce nouveau cauchemar qui menace les Pâquis. Les clients vont fuir.

     

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    Du côté des glaces, on fait déjà un quart d'heure de queue. En été, la longue file  varie de   100 à  150 personnes qui peuvent patienter  jusqu'à 40 minutes pour déguster les glaces artisanales. Les deux jeunes filles ave leur tablier rose et leur bonnet blanc tentent de suivre tant bien que mal la cadence.

     

     

     

     

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    Les couteaux suisses Victorinox sont vendus par des Chinois, ceux-ci sont en général , à l'intérieur du magasin de tabac , très concentrés sur leurs jeux de carte, sept hommes sérieux, ça boit sec et ça joue pour de vrai. On se croirait à Macao dans des tripots clandestins.  Même, selon certains, au resto d'à côté ça dégénère parfois en bagarres. Quelques cris dans la nuit, on essaie de régler ses comptes discrètement de manière honorable sans trop déranger les voisins pour pas donner une mauvaise opinion d'eux. Dans la vitrine, toutes les indications sont en chinois, sur le côté toutefois quelques figurines  et ampoules chinoises de décoration, puis de longs sabres pour rester dans la coutellerie sino-suisse. Quant aux coucous suisses, ils sont vendus plus loin par des Japonais.

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    P1000316.JPGDes musiciens rroms déambulent, celui qui paraît être le chef salue  chaleureusement d'un geste de la main les patrons de bistrot et se mettent à jouer. Etrange bastringue,  il ne manquerait plus que l'ours dansant. On dirait qu'ils viennent d'arriver, le plus jeune tient son accordéon sous son bras et tire la valise rouge dans laquelle ils ont mis toutes leurs affaires.  Ils jouent très vite et foncent au bistrot suivant. Pressés d'avoir un peu d'argent pour la chambre d'hôtel ?

     

     

     

    Un homme m'accoste avec un suave "bonsoir", je lui balance sur un ton plutôt sympa "trop jeune pour moi, mon vieux!" il me regard ahuri, sort son petit dico français-polonais et tente de trouver la définition exacte de cette étrange phrase-équation.

    Des dealers, moins nombreux cette fois-ci,  sont regroupés dans le préau de l'école primaire pour la simple raison qu'il y fait sombre , pas de lumière. Alors ç'est simple, on y avait déjà pensé au Moyen-Age,  éclairer un maximum  les rues. Pour ma part, je mets de bonnes chaussures s'il fallait courir et marche au milieu de la rue et pas sur les trottoirs. Mon sac en bandoulière est à l'intérieur de ma veste, caché.

    Direction Tcherga pour le prochain billet.

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  • Mieux vaut le narguilé qu'être nargué !

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    Après  les mille et une nuits vinrent  les  “mille et un Pâquis." Dans ce quartier animé, la nuit,  vous y découvrez les saveurs enchanteresses d’un narguilé  au parfum de vanille, de fraise ou de  pomme. Le gargouillis de l’air traversant l’eau  lorsqu’on aspire profondément sur le Agizlik (tuyau) vous  plonge dans un ravissement aux allures d’aillleurs. Flaubert l’écrivait si bien  “une vie de fainéantise et de rêvasserie à fumer des chibouks et des narguilés vautrés sur notre tapis à regarder l’eau du fleuve”.
    Vous y êtes presque avec un gros effort d'imagination; affalés sur un divan ou des fauteuils accueillants et en place du fleuve, vous observez le flux de voitures et les passants.


    Dans ce décor de rêverie orientale, Yilmaz Enver est assis devant son café, à discuter, recevoir des amis. Assis dehors sur la terrasse, il observe du coin de l’oeil en bon patron qu’il est tout ce qui se passe autour de lui. Des jeunes d’écoles internationales, des habitués du quartier, des fonctionnaires internationaux, des touristes du Proche-Orient, des Azerbaïdjanais, des Russes, tout ce monde se croise autour d’une chicha. Et Yilmaz est toujours prêt selon la tradition à vous offrir la causette et l’hospitalité, il vous désigne le siège et vous demande si vous avez du temps.  Il faut naturellement répondre  Oui !
    Il me fait apporter un café turc et me prévient aussitôt :”On parle de tout sauf de politique”. Lorsqu’il me dit être Kurde, je comprends immédiatement ses réticences.
    Arrivé en Suisse en 1981 comme réfugié politique, il recoit son permis humanitaire en 1987.  Très vite, il s’est mis à travailler même sans savoir le Français, en qualité de carrossier de formation, son métier d'origine,  il travaillera à Meyrin dans une carrosserie.  Puis il se retrouve à piloter  des machines CNC, une grande maison horlogère l’engage durant plusieurs années. Le temps lui a donné raison, la chicha est plus sûre que le chablon, il a préféré se mettre à son compte, il a d’abord ouvert un Kebab, puis ensuite en face le bistrot  “Chez Leyla”  à la Place de la Navigation.

    Selon lui, les Pâquis est  un quartier formidable pour les commerçants, ils travaillent presque tous les jours de l’année jusqu’à 2h du matin, c’est animé, vivant.  Evidemment il y en a toujours qui embêtent, la police devrait être fréquemment là, pas seulement de temps en temps.

    Et bien tiens ! Pas plus tard que hier, un gars arrive, jette ses déchets sur la table du restaurant, Enver lui propose de reprendre ses  détritus  et de les jeter à la poubelle. Le gars l’insulte “Ouais, vous les Turcs à un mariage vous venez de tuer 44 personnes !” –Enver lui répond, si tu ne veux pas être la 45 ème personne, déguerpis. Le gars lui fait un bras d’honneur et s’en va le narguer un peu plus loin “Prends Turkish Airlines et rentre chez toi !”
    Mais son copain thaïlandais du resto d'à côté a aussi eu des problèmes en sortant de son Kebab; un homme pas très fort, ni très musclé, pas bien gros, voire même un peu petit, toujours selon Enver, qui a été délesté de son portemonnaie après avoir été menacé par des malfrats.

    P1000259.JPGSuisse Enver ? Non, il est le seul étranger de la famille, ses cinq enfants sont suisses. C’est comme ça !  Fataliste, il rit en haussant les épaules. Un jour, peut-être…….

    La réponse est sans aucun doute  au fond du marc de café turc..................................

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  • Nash, le chien policier traqueur de dealers

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    22 h - Deux fourgonnettes s'engouffrent dans la rue de Berne en provenance de la rue de la Navigation, des policiers sortent en trombe du véhicule.  Nash les suit tout content, tout frétillant, prêt à jouer un bon coup. Il a 6 ans, l'oeil vif et alerte comme tout.

    Il se réjouit de jouer à cache-cache,  il court dans la cour de récréation des enfants de l'école primaire et repère un dealer caché dans les éléments en bois style cabine. Le  gars, très jeune, avait des écouteurs sur les oreilles sans doute entrain d'écouter du Bob Marley "Man, no man don't cry" - le chien gratte  et aboie super content d'avoir trouvé le premier, l'homme caché. Il est ravi de ses nouveaux compagnons de jeu, c'est bizarre semble s'interroger le chien, ils viennent pour la plupart d'Afrique, mais qu'importe, l'essentiel est de s'amuser avec ses nouveaux copains africains.

     

     

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    Le jeune est menotté et embarqué sans violence, calmement. Nash les regarde un peu surpris, et trouve qu'ils ont l'air de trouver le jeu moins drôle que lui.

    Nash finit par jouer avec son jouet rouge,  il l' adore. Il se repose un    peu tout en observant tout ce monde qui s'agite  autour de lui;  lampes de poche, cris, course poursuite.

    Vraiment, se dit-il,  les hommes ne savent pas prendre du bon temps;  mieux vaut une vie de chien peinard à jouer à cache-cache avec des copains sympa qui ne demandent qu'à se planquer ! Nash, c'est la nouvelle mascotte des Pâquis.

     

    crédit photo Djemâa Chraïti

     

     

     

     

     

     

     

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  • Suivez la ligne !

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    Pareille aux timides, je marche les yeux rivés au sol,  ils sont accrochés à la pointe de mes chaussures, mais pour une bonne raison sans doute : je suis le tracé de la ligne blanche, cette ligne fait rêver et elle mènera qui sait où.

     

    Ce sont des lignes pour les aveugles, un tracé qui leur permettra à coups de canne, tandis qu'ils marchent le visage levé légèrement vers le ciel, les yeux cachés par les lunettes sombres,  le bras tendu devant eux à tapoter à gauche et à droite de leur long bâton blanc,  à  se repérer dans l’espace, à suivre leur route dans cet  espace terrien si confus.

    Et  pardi ! pensé-je, il n’y a pas que les aveugles qui ont besoin d’une ligne dans la vie. Et nous donc !

    Il y a ces lignes  qui indiquent la bonne direction : la ligne de conduite, la ligne de vie, celles qui nous situent  telle la  ligne de front,  la ligne rouge à ne pas dépasser, mais  il y a celle qui nous égare, la ligne de coke.


    Chemin faisant, je reste persuadée qu'il n’y a pas que les aveugles qui ont besoin d’une ligne même les bonvoyants perdus dans la nuit de leur vie ont besoin d’une ligne salvatrice qui donne la direction juste, et même pas juste, mais au moins une direction à suivre;  atteints de cécité que nous sommes, parfois, même si souvent, à ne plus rien voir devant soi.............

     

    Suivez la ligne……….



    Pour les petits curieux qui connaissent bien leur ville, il y a quoi au bout de cette ligne ?

    a) la gare
    b) l’hôpital cantonal
    c) le  jet d’eau

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  • Aux Pâquis, la situation est si désespérante qu'on a fait appel à une .........

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    FAKIR-ECHASSIERS- CHARMEUSE DE SERPENTS.......................
    Les échasses c'est pour apprendre  aux habitants à marcher en hauteur et regarder les dealers de haut, très très haut.
    photo prise à la rue de Fribourg de la pub peinte sur la carrosserie de la voiture de la Fakir en question

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  • ALAIN BITTAR - UN TRAIT D'UNION ENTRE LES CULTURES

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    Alain Bittar est aux Pâquis ce que Avicenne  était à Cordoue;  il insuffle un peu de cet esprit Cordoba teinté de tolérance, de pluralité multiculturelle et de cohabitation pacifique entre les différentes sensibilités politiques, religieuses et culturelles. Dans cette petite Andalousie que représente cette  rue de Fribourg, autrefois, à large majorité hispanophone, un tantinet irrévérencieuse et sur laquelle plane comme un parfum de Méditerranée,   Alain Bittar  avec sa femme Catherine Maurin y tiennent la librairie l’Olivier depuis trente ans, carrefour des lettrés pour juifs, musulmans , chrétiens et agnostiques curieux de découvrir le monde arabe, sa culture, sa musique, ses recettes de cuisine. Lui-même se définit cosmopolite, il exècre les communautarismes. Il expose dans la Galerie de la librairie arabe l’Olivier, un peintre suisse.  Sa  langue pourrait être l’espéranto.

    Alain Bittar vous fait penser à un kaléidoscope, à chacune de ses réponse, les prismes de son existence vous offrent la variété infinie des nuances de couleurs, une exploration magique dans un tableau retracé qui va de la Syrie au Liban, de l’Egypte au Soudan, périple qui aboutira à Genève.

    Ses deux grands-pères d’origine Syro-libanaise de confession melkite, c’est-à-dire greco-catholique ont émigré en Egypte, puis au Soudan  à l’époque de l’empire ottoman . A la maison on parle français. le jeune Alain à l’âge de 6 ans rejoint un internat à Château-d’Oex où il y restera jusqu’à 12 ans.  Ensuite, direction Genève, le quartier de Sécheron, un quartier populaire dans lequel il se sent immédiatement à l’aise. A travers la Paroisse de la Trinité et le scoutisme il continue à se frotter  avec joie au brassage de population:  Genevois, Fribourgeois, Italiens, Espagnols, Brésiliens. Il accumule les premières expériences professionnelles, moniteur de camps, livreur. A l’âge de 17 ans, membre de Jeunesses etudiantes Catholique (JEC) il s’engage dans l’association “Chrétiens pour la paix.” A Florimont, on voit d’un mauvais oeil,  le jeune élève Bittar, manifester contre la présence de Monseigneur Mamie à Genève. Une broutille offrira le prétexte d’un renvoi de son collège, renvoi qui sera la cause d’ un premier refus de naturalisation.
    Qu’à cela ne tienne il passe son bac malgré tout, commence les études à HEI, passe deux ans au Liban à s’intéresser à la cause palestinienne tout  en rêvant ensuite de s’engager pour le CICR. Ce  rêve  ne restera qu’à l’état de  voeu, parce qu’il fallait être suisse et que la nationalité, il ne la possède toujours pas après cinquante ans dans ce pays qui l’a accueilli. Alors, Alain Bittar sourit en regrettant cette politique un tantinet schizophrène;  alors qu’il a dans sa jeunesse fait l’objet de trois refus de naturalisation, il acceptera avec émotion la  Médaille de la Genève reconnaissante que la ville de Genève lui décerne en 2006. Il s’en console un peu et se sent avant tout  profondément genevois. L’absurde dit-il est que la démarche nécessite de devoir fournir un certificat de naissance Egyptien après avoir vécu 50 ans dans le pays .

    La création de la librairie ,s’inscrit d’abord dans la recherche de ses propres racines et  depuis, lui offre une belle histoire de rencontres humaines; d’abord établie dans un kiosque tabac-journaux à la rue Schaub, Alain Bittar  s’installera ensuite à la rue de Fribourg. Son meilleur client qui deviendra aussi en quelque sorte son “mentor” est le Cheikh Bouzouzou grand lettré,  qui lui commandera et suggérera des ouvrages, ensuite c’est l’Institut suisse du droit comparé à  Lausanne qui se constituera certainement une des plus grandes bibliothèques du droit arabe au monde en commençant par commander ses livres à la librairie arabe « L’Olivier »..

    La sécurité aux Pâquis ? Alain Bittar est au coeur du débat, interviewé, il martèle sans se lasser les mêmes propos. Laisser une petite bande de délinquants, que l’on appele communément “harragas” se comporter en prédateurs,  mettre à mal la diversité et le vivre ensemble , en faisant naître un sentiment d’insécurité diffus au sein de la population fait le lit de l’extrême-droite et permet la surenchère populiste. En l’absence de règles de droit claires qui s’appliqueraient à eux ,ils narguent la police et se sentent invincibles. Les politiciens ont laissé ces gens traficoter au coeur des zones d’habitation populaire, “s’ils s’étaient installés à Champel”, les autorités auraient réagi depuis belle lurette. Principalement cantonnés à la rue de Fribourg, rue de Zürich, rue de Neuchâtel, ils sont devenus des petits caïds qui n’ont peur de rien et de personne. Alain Bittar refuse toute récupération politique, et affirme que c’est juste une affaire de démocratie que de permettre aux citoyens de vivre en paix et en sécurité. Il appelle tous les partis à collaborer au delà de leurs divergences pour trouver une solution.

    Alain Bittar rêvait de devenir diplomate, la diplomatie il l’exerce spontanément, trait d’union entre les uns et les autres, il explique, défend, démontre et au bout de tout cela, il vise ce qui a été l’élan de toute une vie : la tolérance, la cohabitation pacifique, la compréhension mutuelle, tout simplement le goût des autres.

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  • Avis de recherche - Un zombie en ville !

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    Zombie_No_2sabrina_friio_100x100cm_ilfochrome.jpg Si vous voyez ce zombie prévenez immédiatement les secours de police. Il s'est égaré, il s'est trompé de planète sans doute , spatialement et temporellement perdu,  en quête d'identité. Robot ou être humain ?  Homme-Machine ? Femme ? On ne le sait pas précisément, nul ne pourrait le dire.

    Simple carapace ou chrysalide vide ? Encore un mystère, celui des mutants qui parcourent notre monde, sous nos yeux qui peinent à identifier et ce qui nous empêche de comprendre : qui, quoi, comment, pourquoi.

     

     

     

     

     

     

    Photo Sabrina Friio

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  • L'Hôtel Kempinski, cet îlot de mystère

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     A Genève, ma ville, l'Hôtel Kempinsky m'ouvre ses portes.

    Situé dans le quartier des Pâquis, on s'interroge sur sa présence insolite. Nous sommes géographiquement entre la vie fourmillante des Pâquis et le lac Léman qui presse de son poids les créatures les plus diverses.

    A quelques brises de l'immense bleu du lac, divorcé de son environnement, l'Hôtel Kempinski dans un monde,  au-delà des genres,  vit sous une immense pression qui est l'une des conditions de gouvernement de sa vie comme la noirceur en est une autre.

    D'une étrange façon, il est si lointain de la lumière du jour que seuls ceux qui l'on vu de leurs propres yeux peuvent le visualiser pleinement. Il semble retrouver son aisance dans la profondeur de sa singularité.

    Après quelques pas dans le hall, des voix émergent et résonnent. Loin d'être un lieu original de vie, il la  remplace pour une courte période.

    A Genève, la vie fourmille sur le quai, à la surface de l'eau et dans les rues. Par opposition, le Kempinski se maintient avec difficulté loin des affaires de la vie.

    Cet isolement  est pour ses occupants plus important que les affaires matérielles. Dans cette région, le monde,  les conversations sont faites de courtes phrases sans renoncement. Topographiquement à part,  ce lieu s'organise en une série de boxes qui bordent à gauche et à droite le complexe principal.. Il existe une association entre ces environnements. La partie centrale est animée d'une vie discrète, mêlée de forces opposées. La force de vie semble se stabiliser difficilement avec les parties latérales qui fournissent tout ce dont il est nécessaire. La partie centrale est un lieu  d'échanges de vie.¨

    Nous sommes à l'intérieur, quelques peintures évoquent le spirituel dans l'art. Deux tableaux présentent des cerisiers en fleurs peints dans des couleurs typiquement terrestres, du blanc qui déborde de fraîcheur, fonctionne comme un rappel au sens.

    L'œuvre majeure est une sculpture, il s'agit d'une forme vivante aux mouvements  qui rappellent celui de l'animal. .Elle renvoie à une nécessité intérieure de mouvement.

     

     

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    Formes végétales et formes animales dans ces compositions qui honorent l'art russe dans toutes ses grammaires et ses déclinaisons  en quête d'harmonie avec ce monde. Tourbillon universel.........................................................................

     

     

     

     

    LUDOVICA CASTRACANE

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  • My beautiful laundry

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    La fontaine à palabres des Pâquis s’appelle le lavoir du Prieuré. On y lave son linge sale entre voisins du quartier, c'est l’occasion d’une  sympathique causerie.

     

     

     

     

     

     

    P1000122.JPGCe matin, j’ai croisé Monsieur et Madame, ensemble, ils lavaient, pliaient, rangeaient leur linge dans un caddy à roulettes. Lui, ancien cordonnier portugais, elle, femme de ménage. Et il fallait la voir prendre soin de  son linge : méthodique, précise. Un  linge bien plié, mis à plat , rien ne dépasse. Une paire de chaussettes attire mon regard, il y a  un motif coquin représentant un couple en position  du kamasutra, celle du bateau ivre, la position qui fait tanguer dangereusement. Je me jette sur mon appareil pour photographier la scène érotique. Monsieur rit, Madame renâcle,  je renonce. A chacun ses coquineries…..

    On parle du Portugal, de leur projet d'y retourner après vingt cinq ans de dur labeur en Suisse,  ils viennent du Nord. Ils sont ravis de savoir que j'y suis allée plusieurs fois dans leur pays et que j'aime leurs deux écrivains célèbres : Fernando Pessoa et Antonio Lobo Antunes.

     

     

     

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    Modes  d'emploi, panneaux d'interdiction comme celui-là qui interpelle :"Attention Danger- Interdiction d'aller derrière les machines" - On n'y enfilerait pas un cure dent derrière les machines, elles sont quasiment collées contre le mur.

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    "Si votre machine déborde en raison d'un mauvais dosage de lessive , vous êtes prié de nettoyer !!!"

    Ou encore "Interdiction de laver votre tapis et vos baskets dans la machine".  Pour le cas où vous rêviez d'y enfiler votre kilim avec vos baskets, c'est rapé.

     

     

     

     

     

    Sur le tableau des annonces, une repasseuse nous laisse un magnifique billet

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    "J'ai ferré pour netvoyage avant s'il vous lait ? - Comprendre, selon moi, je peux laver votre linge avant de le repasser,  si vous voulez.  "En a les affaires lavés cheche à la maison "- Je peux venir chercher le linge chez vous.

     

     

     

     

     

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    Et épinglée sur le  panneau, une paire de chaussettes de poupon, ces minuscules qui se glissent en général dans le joint  en plastique du hublot de la machine et qui échappent au regard maternel, parce que si petites justement. Des clés oubliées viennent achever le tableau de ces petits riens qui racontent le quotidien.Pourquoi l'usage du  lavoir ? Les réponses sont nombreuses : pas de machine à laver, machine en panne, sous-location, clandestins, clodos, voyageurs.  Il y a des milliers de raisons de se rendre dans un lavoir. Et moi ? Juste pour discuter, question de faire connaissance. Je pense y établir mon QG pour quelque temps, parce que les gens lancent leur machine et la surveillent parfois, ça laisse du temps pour tailler la bavette tranquillement, aller chercher un café au bistrot du coin et s'offrir le luxe de sentir  le temps passer au fil d'un tambour qui tourne, tourne, tourne  si vite comme la vie...........................................................

     

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  • Astrit Leka - 70 ans d’engagement pour la liberté, les droits de l’homme et la démocratie (2 ème partie)

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    Et les projets de Astrit Leka ? il en a plein ses tiroirs. Le dernier en date est ce projet du mémorial de Borshi-Saranda-Albanie, qui retracera 500 ans de résistance consacrée à tous les martyres, hommes et femmes qui se sont sacrifiés au nom de la liberté et de l’indépendance. Pour rappeler que les  Albanais de partout quelques fois sont considérés et associés à la criminalité et qu’ils peuvent être fiers de leur histoire et se construire autour de références identitaires fortes, Skanderberg est l’un d’eux d’où le tollé. Respectons leurs héros, leurs mythes, ils font office de rassembleurs d’un pays et d’un peuple déchiré.

     

     

     

     

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    Aux côtés de Astrit Leka, il y a la fidèle compagne de vie et de lutte Emine, dont le nom signifie fidèle. Elle l’a été aussi dans la lutte. Avant que   son mari ne soit déclaré « ennemi du  peuple » en 1967, diplômée  de deux facultés, chose rare en Albanie pour une femme, on l’avait engagée dans les recherches scientifiques, hématologie,  etc. Elle travaillait bien . Un documentaire scientifique  a été tourné sur  son activité. Le régime communiste lui a imposé de divorcer de son mari selon la morale communiste, parce que son mari,  Astrit Leka,  était considéré  comme un « ennemi du peuple. Elle ne s’est pas soumise. Elle a dû renoncer à  sa carrière scientifique pour le restant de  ses jours. On l’a condamnée à travailler dans des porcheries et ailleurs durant 23 ans jusqu’au moment où elle est venue en Suisse à l’âge de la  retraite. En Suisse , elle a été le bras droit de son mari dans toutes ses activités surtout pour accueillir tant d’ invités  illustres  et d'autres , selon les règles de l'hospitalité,   venus du monde entier,  reçus  dans cette modeste habitation des Pâquis,  à  Genève.

    Un ministre du Gouvernement de Rugova du u Kosovo, un fin connaisseur du monde albanais qui a collaboré avec la famille Leka durant  les périodes les plus difficiles en lien avec la cause de la libération du Kosovo a écrit dans ses mémoires : "Je dois dire qu’un grand mérite dans les résultats de la grande activité  de Monsieur Astrit Leka revient aussi à la  bonté et à l’humanité de sa femme Emine Leka qui est une des femmes  albanaises les plus honorées que j’ai connue."

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