21/04/2009

L'Hôtel Kempinski, cet îlot de mystère

 

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 A Genève, ma ville, l'Hôtel Kempinsky m'ouvre ses portes.

Situé dans le quartier des Pâquis, on s'interroge sur sa présence insolite. Nous sommes géographiquement entre la vie fourmillante des Pâquis et le lac Léman qui presse de son poids les créatures les plus diverses.

A quelques brises de l'immense bleu du lac, divorcé de son environnement, l'Hôtel Kempinski dans un monde,  au-delà des genres,  vit sous une immense pression qui est l'une des conditions de gouvernement de sa vie comme la noirceur en est une autre.

D'une étrange façon, il est si lointain de la lumière du jour que seuls ceux qui l'on vu de leurs propres yeux peuvent le visualiser pleinement. Il semble retrouver son aisance dans la profondeur de sa singularité.

Après quelques pas dans le hall, des voix émergent et résonnent. Loin d'être un lieu original de vie, il la  remplace pour une courte période.

A Genève, la vie fourmille sur le quai, à la surface de l'eau et dans les rues. Par opposition, le Kempinski se maintient avec difficulté loin des affaires de la vie.

Cet isolement  est pour ses occupants plus important que les affaires matérielles. Dans cette région, le monde,  les conversations sont faites de courtes phrases sans renoncement. Topographiquement à part,  ce lieu s'organise en une série de boxes qui bordent à gauche et à droite le complexe principal.. Il existe une association entre ces environnements. La partie centrale est animée d'une vie discrète, mêlée de forces opposées. La force de vie semble se stabiliser difficilement avec les parties latérales qui fournissent tout ce dont il est nécessaire. La partie centrale est un lieu  d'échanges de vie.¨

Nous sommes à l'intérieur, quelques peintures évoquent le spirituel dans l'art. Deux tableaux présentent des cerisiers en fleurs peints dans des couleurs typiquement terrestres, du blanc qui déborde de fraîcheur, fonctionne comme un rappel au sens.

L'œuvre majeure est une sculpture, il s'agit d'une forme vivante aux mouvements  qui rappellent celui de l'animal. .Elle renvoie à une nécessité intérieure de mouvement.

 

 

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Formes végétales et formes animales dans ces compositions qui honorent l'art russe dans toutes ses grammaires et ses déclinaisons  en quête d'harmonie avec ce monde. Tourbillon universel.........................................................................

 

 

 

 

LUDOVICA CASTRACANE

12:32 Publié dans Genève | Tags : kempinski | Lien permanent | Commentaires (0)

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